La réflexion derrière Just Us

Pourquoi nous l'avons créé, et ce que dit vraiment la recherche.

Just Us n'est pas un quiz et ce n'est pas une thérapie. C'est un petit instrument privé pour deux personnes qui se doutent qu'il leur reste quelque chose à découvrir l'une de l'autre. C'est vrai après six mois ensemble comme après trente ans. Voici ce que nous cherchons à faire, les travaux sur lesquels nous nous appuyons, et ce que la plupart des produits passent sous silence : ce que ces travaux ne disent pas.

La mission
À quoi sert Just Us ?

Se sentir aimé, c'est bien. Se sentir compris et accepté, c'est plus profond. C'est tout ce que nous cherchons à favoriser.

Chaque couple porte des questions qu'aucun des deux n'a posées. Au début, parce que cela semble trop tôt. Plus tard, parce que cela semble trop tard pour commencer.

Ce que vous ignorez l'un de l'autre, ce n'est pas qui est l'autre ; c'est ce à quoi l'autre dirait oui, si on le lui demandait simplement et en privé.

Non pas parce que l'un des deux cache quelque chose. Parce que demander est gênant, parce que la réponse pourrait décevoir, et parce qu'une question posée à voix haute met l'autre au pied du mur. Alors la question n'est pas posée, et une petite inconnue devient permanente.

Just Us la pose à votre place. Chacun répond seul, sans savoir ce que l'autre a répondu. L'app ne vous montre que ce à quoi vous avez dit oui tous les deux. Tout le reste reste où il était : privé, et non dit.

Quatre choses se passent, dans l'ordre, et seule la première concerne les questions. Vous explorez ce qui est là. Vous écoutez sans mettre personne sous pression. Vous comprenez ce que l'autre voulait vraiment dire plutôt que ce que vous supposiez. Et vous acceptez ce que vous trouvez, y compris ce que vous ne partagez pas.

À qui s'adresse-t-il ?

À deux adultes en couple. C'est tout.

Vous devez avoir tous les deux dix-huit ans ou plus. C'est une règle, pas une précaution : Just Us parle de désir, et il est conçu pour les adultes uniquement.

Au-delà, rien en vous n'a besoin d'entrer dans une case. Les questions ne supposent ni vos genres, ni qui tient quel rôle, ni que vous soyez mariés, ni que vous viviez sous le même toit, ni que vous ayez des enfants, ni depuis combien de temps vous êtes ensemble. Chaque personne voit les mêmes cartes, avec les mêmes mots, parce que nous n'avons aucune raison d'écrire un produit différent pour qui que ce soit.

Ce que ce n'est pas : Just Us n'est pas un moyen de rencontrer quelqu'un, ni de choisir entre plusieurs personnes. Il ne fonctionne qu'avec deux personnes déjà ensemble, et il ne compare, ne classe et ne note jamais aucune des deux.

C'est pour les nouveaux couples, ou pour ceux qui sont ensemble depuis des années ?

Pour les deux, pour la même raison, avec un bénéfice différent.

Un nouveau couple est encore en train de découvrir l'autre, et chaque question posée à voix haute risque de tomber mal. Just Us fait cette découverte sans ce risque : vous trouvez vite ce que vous avez en commun, et ce qui ne se recoupe pas n'est jamais mentionné. Si vous êtes ensemble depuis des années, ce terrain commun est toujours là ; il n'a simplement pas été réexaminé, parce que vous vous êtes installés dans ce que vous supposez de l'autre et que vous avez cessé de vérifier.

Dans les deux cas, le produit fait la même chose : il trouve un terrain commun qu'aucun des deux ne soupçonnait. Connaître quelqu'un et savoir ce qu'il désire aujourd'hui sont deux choses différentes, et la seconde ne cesse de changer.

Il y a aussi une raison mesurée. Dans une étude où les deux membres de quarante-huit couples tenaient chacun un journal quotidien privé pendant trois semaines, les deux partenaires n'ont eu une pensée sexuelle l'un pour l'autre le même jour qu'environ un jour sur trois. Deux jours sur trois, l'un pensait à l'autre, et l'autre n'en savait rien.

32 % des jours, dans cette étude, étaient des jours où les deux partenaires fantasmaient. Les autres jours, un seul le faisait, et cela n'était pas dit.

Cet écart n'est pas un problème à régler à force d'efforts. C'est simplement ce qui arrive quand les vies intérieures de deux personnes suivent des horloges différentes. Un instrument qui les aligne fait quelque chose que la conversation seule ne fait pas toujours.

Birnbaum, Kanat-Maymon, Mizrahi, Recanati & Orr (2019), étude 3.

Pourquoi répondre séparément plutôt que d'en parler ?

Parce qu'une question posée en face n'est jamais seulement une question. Elle arrive avec un visage, et la réponse doit ménager ce visage autant qu'être vraie.

Répondre seul supprime cela. Vous ne dites pas non à votre partenaire, vous répondez à une carte. Et comme l'app ne montre rien tant que vous n'avez pas dit oui tous les deux, dire non ne coûte rien : votre partenaire n'apprend jamais qu'une question a été posée, encore moins ce que vous avez répondu.

C'est le choix de conception dont tout le reste découle. Le produit est construit pour que la seule chose qui puisse jamais être révélée soit quelque chose que vous vouliez déjà tous les deux voir révélé.

Ce que montre la recherche
Y a-t-il de vraies recherches derrière, ou est-ce juste une app ?

Il y a de vraies recherches, et nous voulons être précis sur la part qui s'applique.

Le fantasme sexuel est étudié depuis cinquante ans, surtout sous l'angle du contenu : ce que les gens imaginent, et à quelle fréquence. Cette littérature est vaste et ce n'est pas sur elle que nous nous appuyons. La partie qui nous sert est beaucoup plus petite et beaucoup plus récente : les quelques études qui se demandent ce que fantasmer et partager font à une relation, plutôt que ce qu'ils contiennent.

Quatre résultats portent le produit. Chacun est nommé ci-dessous, avec sa source, et aucun n'est énoncé plus fortement que l'étude ne le permet.

Premier résultat : penser à son partenaire change le comportement envers lui, le jour même

En 2019, une équipe de l'université Reichman a publié quatre études dans Personality and Social Psychology Bulletin. Deux étaient des expériences ; deux étaient des journaux quotidiens tenus par les deux membres de couples, pendant vingt et un et quarante-deux jours consécutifs.

Les personnes invitées à fantasmer sur leur propre partenaire ont ensuite déclaré plus de désir pour ce partenaire, et plus d'envie de faire quelque chose qui lui ferait plaisir, que celles invitées à fantasmer sur quelqu'un d'autre. Les effets étaient de taille modérée et se sont confirmés dans une deuxième expérience avec des conditions de contrôle.

Le résultat le plus important vient des journaux. Un jour où l'un des partenaires avait une pensée sexuelle pour l'autre, l'autre déclarait de son côté avoir reçu plus de chaleur et d'attention ce jour-là. Aucun ne savait ce que l'autre avait écrit. Ce n'est donc pas une humeur que les gens décrivent d'eux-mêmes. C'est quelque chose que l'autre peut voir.

L'effet passait par la façon dont chacun voyait la relation ce jour-là : penser à son partenaire le rendait, lui et la relation, plus désirables, et c'est cela qui menait au comportement.

Birnbaum et al. (2019), études 1 à 4. Les effets expérimentaux étaient d = 0,53 pour le désir et d = 0,57 pour les comportements favorables à la relation.

Deuxième résultat : c'est le partage, et non la fréquence, qui va avec la satisfaction

Une étude italienne de 2023 portant sur 1 773 adultes a mesuré cinq aspects distincts de la vie fantasmatique : la fréquence des fantasmes, à quel point on les juge normaux, leur importance, les émotions négatives qu'ils suscitent, et à quel point on les partage et les réalise avec un partenaire régulier.

Seul le dernier était fortement lié à la satisfaction sexuelle. La fréquence des fantasmes ne comptait presque pas.

Partager et réaliser ses fantasmes : r = 0,44 avec la satisfaction chez les femmes, r = 0,50 chez les hommes.
Fréquence des fantasmes : r = 0,11 et r = 0,13.

Dans la même étude, le niveau moyen de partage était bas : proche de « rarement » sur l'échelle utilisée. Et c'était la seule mesure du questionnaire que les gens ne semblaient pas embellir, ce qui compte quand le sujet est aussi intime.

C'est l'énoncé le plus clair que nous ayons trouvé de ce à quoi sert Just Us. Pas plus d'imagination. Moins de choses gardées pour soi.

Nimbi et al. (2023), Sexual Desire and Erotic Fantasies Questionnaire, partie 2.

Troisième résultat : ce que les gens imaginent est bien plus ordinaire qu'ils ne le pensent

En 2015, une équipe québécoise a demandé à 1 516 adultes de la population générale d'évaluer cinquante-cinq fantasmes sexuels, puis de décrire leur préféré avec leurs propres mots.

Sur les cinquante-cinq thèmes, seuls deux étaient statistiquement rares. Neuf autres étaient peu courants. Trente étaient partagés par plus de la moitié de l'échantillon, et cinq par plus de quatre personnes sur cinq.

La conclusion des auteurs mérite d'être citée presque entièrement : il faut être prudent avant de qualifier un fantasme d'inhabituel, a fortiori de déviant, et s'intéresser à l'effet d'un fantasme plutôt qu'à son contenu.

Nous l'avons pris au mot. Just Us ne classe jamais personne, ne dit jamais que quelque chose est normal ou anormal, et n'interprète jamais ce qu'une réponse dit de vous. Il rapporte un seul fait et aucun autre : que vous et votre partenaire avez tous les deux dit oui à la même chose.

Joyal, Cossette & Lapierre (2015), The Journal of Sexual Medicine.

Quatrième résultat : se sentir compris n'est pas un sujet séparé du désir

C'est le résultat qui relie tous les autres, et c'est le dernier que nous avons trouvé.

La recherche sur le couple a un nom pour ce qu'apporte une bonne relation : la réceptivité perçue du partenaire, c'est-à-dire à quel point vous ressentez les réponses de l'autre comme acceptantes, compréhensives, valorisantes et attentionnées. C'est une mesure, pas une métaphore.

En 2016, une équipe comprenant le même premier auteur que les études ci-dessus a mené trois études pour savoir si ce sentiment a un lien avec le fait de désirer quelqu'un. Dans la première, les participants croyaient échanger en ligne avec leur partenaire ; en réalité, ils échangeaient avec un inconnu formé pour être réceptif ou non. Dans la deuxième, des couples parlaient face à face et des juges indépendants évaluaient ce qu'ils voyaient.

Être traité avec réceptivité augmentait le désir pour le partenaire, plus nettement chez les femmes. Ce qui l'expliquait, c'était de se sentir spécial, et de voir l'autre comme quelqu'un qui vaut d'être désiré.

Être compris et être désiré ne sont donc pas deux biens qu'un couple devrait arbitrer. Dans les mesures, l'un produit l'autre. C'est pourquoi cette page parle d'écoute et d'acceptation plutôt que de technique.

Birnbaum, Reis, Mizrahi, Kanat-Maymon, Sass & Granovski-Milner (2016), trois études dont une expérience.

Le désir s'use-t-il vraiment, ou est-ce un mythe ?

C'est bien documenté, et l'explication habituelle n'est pas que les gens cessent de tenir l'un à l'autre. C'est que le désir se nourrit de nouveauté et de ne-pas-encore-savoir, et qu'une longue relation retire peu à peu les deux. Ce n'est pas un défaut du couple. C'est le prix ordinaire de devenir familiers l'un pour l'autre.

Ce qui suggère quelque chose de précis sur ce qui pourrait aider : non pas plus d'efforts, mais de l'incertitude retrouvée. Une question dont vous ne pouvez vraiment pas prévoir la réponse ramène, un instant, la condition dont le désir a besoin.

C'est le mécanisme autour duquel Just Us est construit, et c'est aussi pourquoi l'app ne vous montre la réponse de votre partenaire que lorsqu'elle rejoint la vôtre. Ce qui compte n'est pas l'information. C'est le moment juste avant de l'avoir.

Tel que présenté dans l'introduction de Birnbaum et al. (2019), d'après Birnbaum & Finkel (2015).

Les hommes et les femmes sont-ils aussi différents qu'on le croit ?

Bien moins que ne le prétend le stéréotype, sur les mesures qui nous concernent.

Dans les études récentes, hommes et femmes ne différaient pas significativement dans le partage des fantasmes avec un partenaire, dans le fait de les juger normaux, dans leur importance, ni dans les émotions négatives qu'ils suscitent. Une étude de 2014 où les gens écrivaient librement au lieu de cocher des cases n'a trouvé de différence entre les genres ni pour le contenu explicite ni pour le contenu affectueux, et notait que la différence trouvée par les questionnaires plus anciens venait peut-être en partie des questionnaires eux-mêmes.

C'est pourquoi chaque personne qui utilise Just Us voit exactement les mêmes questions, avec les mêmes mots, dans le même ordre, qui qu'elle soit et quelle que soit la forme de son couple. Nous n'avons aucune donnée qui justifierait d'écrire un produit différent pour chaque partenaire, et quelques raisons de penser que ce serait inventer une différence plutôt que la servir.

Nimbi et al. (2023) ; Nese et al. (2021), n = 3 136 ; Goldey, Avery & van Anders (2014).

Ce que la recherche ne montre pas

C'est la partie que la plupart des produits omettent. Nous nous appuyons sur des travaux publiés, et ces travaux ont des limites que leurs propres auteurs prennent soin d'énoncer. Voici les cinq qui comptent pour ce que nous construisons. Si l'une d'elles se révélait décisive, c'est notre conception qui aurait tort, pas les données.

Les études ont mesuré le fantasme privé, pas son partage.

C'est le manque au cœur de notre raisonnement, et il vaut mieux le dire franchement.

Birnbaum et ses collègues ont demandé aux gens d'imaginer quelque chose en privé, puis ont mesuré ce qui se passait. Ils n'ont demandé à personne d'en parler à son partenaire. À strictement parler, leur résultat soutient donc la valeur de l'imagination ; il ne prouve pas, à lui seul, que le dire à voix haute ajoute quoi que ce soit.

Les auteurs soulèvent eux-mêmes la possibilité inverse : leurs effets bénéfiques pourraient « refléter le fait de dévoiler ses fantasmes ou de les réaliser plutôt que l'imagination » seule. C'est une raison de penser que le dévoilement compte, pas la démonstration qu'il compte.

Ce dont nous disposons du côté du partage vient d'un dispositif différent et plus faible. Nimbi et ses collègues ont interrogé sur le partage et sur la satisfaction relationnelle à un seul moment, et ont constaté que les deux vont ensemble. C'est une corrélation dans un questionnaire, pas une expérience.

L'énoncé exact est donc celui-ci : il a été montré expérimentalement que fantasmer sur son partenaire change le comportement ; il a seulement été montré que le partage est corrélé à la satisfaction. Nous avons construit un produit autour du partage parce que les deux résultats vont dans le même sens, pas parce que quelqu'un a mené l'expérience qui trancherait.

Birnbaum et al. (2019), discussion générale ; Nimbi et al. (2023), SDEF2.

Aucune des corrélations ne prouve une cause.

Quand un questionnaire montre que les couples qui partagent leurs fantasmes sont plus satisfaits, trois explications collent aussi bien aux mêmes chiffres : le partage améliore la relation ; une bonne relation rend le partage sûr ; ou autre chose, comme une aisance générale à parler, produit les deux.

Rien dans la littérature sur le partage ne départage ces trois explications. Les études sont transversales : tout le monde a tout répondu le même jour. Les expériences qui établissent une cause, les études 1 et 2 de Birnbaum, portent sur le fantasme privé, pas sur le partage.

Nous ne prétendons donc pas que Just Us améliorera votre relation. Nous prétendons qu'il vous apprendra quelque chose que vous ne saviez pas, ce qui est une promesse plus modeste et plus défendable.

Les effets mesurés étaient des effets du jour même.

Dans les études par journal, fantasmer sur son partenaire prédisait ce que l'on faisait pour lui le soir même. Le modèle statistique tient même compte du comportement de la veille, justement pour que l'effet ne puisse pas être un reste de la veille.

Aucune analyse de cet article ne montre que le fantasme d'aujourd'hui prédit demain. L'effet démontré est donc court. Quiconque vous dit qu'une soirée de questions sincères changera les six prochains mois va au-delà de ce qui a été mesuré.

Birnbaum et al. (2019), études 3 et 4 : journaux quotidiens tenus par 48 et 100 couples.

En parler n'est pas bon dans tous les cas.

Nous préférons le dire nous-mêmes plutôt que quelqu'un le découvre.

Une étude de 2020 portant sur 303 personnes en couple cohabitant de longue date a regardé ce qui se passe quand les couples parlent de sexualité. La réponse n'était pas un simple oui. Parler du plaisir de l'autre réduisait la détresse quand le partenaire était perçu comme réceptif, et l'augmentait quand il ne l'était pas. La même conversation aidait ou blessait selon la façon dont elle était reçue.

C'est une vraie limite à ce qu'un outil comme celui-ci peut promettre. Just Us peut rendre la conversation plus facile à commencer ; il ne peut pas faire en sorte que l'autre écoute bien une fois qu'elle a commencé. Dans un couple où l'un des deux ne se sent pas entendu, ouvrir le sujet n'aidera peut-être pas, et ce n'est peut-être pas par là qu'il faut commencer.

C'est aussi pourquoi l'acceptation est l'un des quatre mots sur lesquels ce produit est construit, et pas un joli mot de la fin. C'est la condition pour que le reste fonctionne.

Merwin & Rosen (2020), n = 303.

La recherche correspond mieux aux nouveaux couples qu'aux couples installés.

C'est la limite qui nous gêne le plus, et elle ne tombe pas là où on l'attend.

  • Birnbaum : couples israéliens, ensemble depuis environ trois ans en moyenne.
  • Nimbi : 1 773 adultes italiens, âge moyen 29 ans.
  • Nese : 3 136 jeunes adultes italiens ; l'étude n'acceptait personne de plus de 25 ans.
  • Joyal : 1 516 adultes recrutés en ligne au Québec.
  • Goldey : 48 participants d'une seule université américaine.

Jeunes, occidentaux, recrutés surtout en ligne ou sur un campus, et surtout récents. Si vous êtes ensemble depuis deux ou trois ans, ces données portent sur des gens dans votre situation, et nous n'extrapolons pas du tout.

C'est dans l'autre sens que se trouve l'hypothèse. Nous avons trouvé exactement une étude sur des couples bien au-delà des premières années, et elle date de 1980. Pour un couple de quinze ou vingt ans, nous étendons des résultats obtenus sur des relations plus récentes à des relations installées, et personne n'a vérifié s'ils tiennent.

Pourquoi dire tout cela sur une page de produit ? Parce qu'une affirmation qu'on ne peut pas soutenir vaut moins qu'une limite qu'on énonce d'abord. Si nous écrivons un jour que Just Us est « scientifiquement prouvé », tenez-nous à cette page.
Ce qu'est Just Us, et ce qu'il n'est pas
Est-ce une thérapie ?

Non, et la distinction n'est pas une clause de précaution ; c'est une contrainte de conception.

La thérapie interprète. Elle prend ce que vous avez dit et vous dit ce que cela signifie sur vous. Just Us ne fait rien de cela. Il ne vous note jamais, ne vous profile jamais, ne vous dit jamais ce qu'une réponse révèle, et ne vous compare jamais à personne. Il demande ; vous répondez ; il vous montre où deux réponses se rejoignent. Ce que cet accord signifie, c'est à vous de le découvrir, à voix haute, sans nous dans la pièce.

Si quelque chose que vous trouvez ici est douloureux plutôt qu'intéressant, c'est une conversation pour un professionnel, pas pour une app.

Just Us est réservé aux adultes : les deux partenaires doivent avoir dix-huit ans ou plus.

Qui écrit les questions ?

Nous, puis les couples eux-mêmes.

Le catalogue de départ a été écrit à la main, carte par carte, et chaque carte est graduée selon à quel point il est exposant d'y répondre sincèrement. L'app commence bien en dessous de votre niveau et ne monte qu'aussi loin que vos réponses le permettent ; un seul refus abaisse le plafond pour le reste de ce thème, et il reste abaissé.

Ensuite, les questions qui comptent le plus sont celles que vous écrivez vous-mêmes, parce que personne ne sait mieux que vous deux ce qui reste à dire entre vous.

Que deviennent nos réponses ?

Elles vous appartiennent à tous les deux, ensemble, et elles sont conçues pour ne rien valoir seules.

Une réponse est enregistrée pour le couple, pas pour une personne. Elle ne peut pas être emportée dans une autre relation, exportée comme un profil, ni relue comme une description de vous. Si le couple prend fin, les réponses prennent fin avec lui ; il ne reste rien qui suive qui que ce soit.

Une réponse ne devient visible que lorsque l'autre réponse la rejoint. Tout le reste reste là où vous l'avez mis.

Voir aussi notre page confidentialité.

Références
  1. Birnbaum, G. E., Kanat-Maymon, Y., Mizrahi, M., Recanati, M., & Orr, R. (2019). What fantasies can do to your relationship: The effects of sexual fantasies on couple interactions. Personality and Social Psychology Bulletin, 45(3), 461–476. doi:10.1177/0146167218789611
  2. Birnbaum, G. E., Reis, H. T., Mizrahi, M., Kanat-Maymon, Y., Sass, O., & Granovski-Milner, C. (2016). Intimately connected: The importance of partner responsiveness for experiencing sexual desire. Journal of Personality and Social Psychology, 111(4), 530–546.
  3. Merwin, K. E., & Rosen, N. O. (2020). Perceived partner responsiveness moderates the associations between sexual talk and sexual and relationship well-being in individuals in long-term relationships. The Journal of Sex Research, 57(3), 282–294. doi:10.1080/00224499.2019.1610151
  4. Nimbi, F. M., Galizia, R., Limoncin, E., Levy, T., Jannini, E. A., Simonelli, C., & Tambelli, R. (2023). Sexual Desire and Erotic Fantasies Questionnaire: The development and validation of the Erotic Fantasy Use Scale (SDEF2) on experience, attitudes, and sharing issues. Healthcare, 11(8), 1159. doi:10.3390/healthcare11081159
  5. Nimbi, F. M., Galizia, R., Fontanesi, L., Soyman, S., Jannini, E. A., Simonelli, C., & Tambelli, R. (2023). Sexual Desire and Erotic Fantasies Questionnaire: Validation of the Erotic Fantasy Inventory Scale (SDEF3) in Italian adults. Healthcare, 11(6), 880. doi:10.3390/healthcare11060880
  6. Joyal, C. C., Cossette, A., & Lapierre, V. (2015). What exactly is an unusual sexual fantasy? The Journal of Sexual Medicine, 12(2), 328–340. doi:10.1111/jsm.12734
  7. Nese, M., Riboli, G., Brighetti, G., Visciano, R., Giunti, D., & Borlimi, R. (2021). Sexual fantasies across gender and sexual orientation in young adults: A multiple correspondence analysis. Sexes, 2(4), 523–533. doi:10.3390/sexes2040041
  8. Goldey, K. L., Avery, L. R., & van Anders, S. M. (2014). Sexual fantasies and gender/sex: A multimethod approach with quantitative content analysis and hormonal responses. Journal of Sex Research, 51(8), 917–931. doi:10.1080/00224499.2013.798611

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